Ligue 1 – Le bel envol des Canaris

Emiliano Sala exulte après son but décisif contre Metz. [source : Fcnantes.com]

Deux mois. Deux mois que Nantes ne perd plus en Ligue 1. Après une entame de championnat poussive où les Canaris sont défaits coup sur coup à Lille (3-0) et face à Marseille (0-1), les hommes de Claudio Ranieri se sont ressaisis et n’ont plus perdu.

L’arrivée du technicien italien, l’un des entraineurs les plus expérimentés de la scène européenne, a suscité beaucoup d’espoirs chez les jaune et vert. Bien que les débuts n’ont pas été des plus idylliques, c’est un véritable conte de fée qui s’opère aujourd’hui dans la Maison jaune qui joue ni plus ni moins que les places européennes. Après une première victoire à Troyes (0-1) et un bon match nul obtenu face à Lyon (0-0), le FC Nantes à remporté ses quatre dernières rencontres. Que ce soit en déplacement, à Montpellier (0-1) et Strasbourg (1-2) ou bien à la maison face à Caen (1-0) et Metz (1-0), le FC Nantes version Ranieri fonctionne très bien. Des résultats alliés à une philosophie de jeu qui se retrouve dans la conférence d’après-match à Strasbourg :

« La chose la plus importante est d’être bien organisé. Je suis concentré sur le fait que tout le monde doit bien défendreJe veux que mes joueurs soient tranquilles, prennent confiance pour mieux utiliser le ballon. Faire une erreur ce n’est pas grave mais il faut essayer, jouer. » 

Une tranquillité signe d’expérience qui réussit au Canaris. Aujourd’hui à égalité avec Lyon et Marseille (16 points), à trois points de Monaco et à neuf de l’ogre parisien qui comptent tous deux un match en plus.

Sobre, expérimenté, efficace… La patte Ranieri. [source: butfootballclub.com]

Nantes meilleure défense de Ligue 1

S’il y a bien une statistique intéressante, c’est elle : le FC Nantes affiche après huit journées l’un des plus petits nombres de buts inscrits avec six unités. Sur les cinq victoires des jaune et vert, quatre ont été obtenus sur le plus petit des scores, 1-0. Un total de buts assez faible pour une équipe au contact des cadors du championnat qui affiche des bilans offensifs largement supérieurs : 27 buts pour le PSG, 24 pour Monaco ou encore 20 pour Lyon.

Seul le Stade Malherbe de Caen, également auteur d’un très bon début de saison et classé huitième à une longueur des Nantais, affiche un bilan similaire avec sept unités. La comparaison avec le club normand ne s’arrête pas là : en effet, les Caennais affichent également l’un des meilleurs bilans défensifs avec six buts encaissés. Seulement un de moins pour les Canaris qui, si l’on tient compte d’une première journée ratée avec trois buts en leur défaveur, n’ont pas à rougir de leur prestation défensive. Meilleur défense de Ligue 1, le FC Nantes a, à titre de comparaison, encaissé trois fois moins de buts que l’OL. Fait encourageant quand on sait que les places qualificatives pour les compétitions européennes se paieront chères.

Les Nantais n’ont encaissé que 5 buts ! [source: flashresultats.fr]

L’effet Claudio Ranieri

Peut-on considérer que l’arrivée de l’entraîneur italien est la seule et unique cause de la réussite des Canaris ? Les jaune et vert ont réalisé un bon exercice 2016-2017 en décrochant une septième place, soit aux portes d’une place de barragiste pour l’Europa League. Auteur d’un excellent début d’année 2017, le club pensait alors pouvoir s’attacher les services du technicien portugais, Sergio Conceicao, l’un des principaux artisans de cette bonne saison. Après avoir donné son accord, l’entraineur lusitanien préfère reprendre les rênes de Porto, en laissant derrière lui beaucoup de déception. L’habile président du FC Nantes, Waldemar Kita, se tourne alors vers une valeur sûre et recrute Ranieri. Outre des matchs de préparation aux résultats moyens et les deux défaites concédées en début de championnat, l’effet Ranieri semble bel et bien réel. Optant pour un 4-4-2 en début de saison, il essaye plusieurs formules avant de trouver celle qui fonctionne le mieux : le 4-2-3-1. 

L’alchimie nantaise passe par le 4-2-3-1. [source: flashresultats.fr]
S’appuyant à la fois sur le centre de formation, à l’image de Léo Dubois (arrière droit), Koffi Djidji (charnière) mais encore Valentin Rongier (milieu défensif), déjà évoqué dans nos colonnes, ainsi que sur un recrutement estival intelligent avec les arrivées du gardien roumain Tatarusanu, des milieux Yassine El Ghanassy ou encore du jeune espoir belge Joris Kayembe, le FC Nantes joue la carte du petit qui veut déranger les gros. Les Canaris auront fort à faire ce dimanche 15 octobre pour le derby de l’Atlantique et un déplacement à Bordeaux, premier gros test à l’extérieur. Si Nantes veut devenir le « Leicester français », il lui faudra engranger un maximum de points et de confiance avant d’aller à Paris dans un mois.

Alexandre Leguen

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